En bref...

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Mercredi 23 avril 2008

Un titre un peu con pour prévenir mes quelques gentils lecteurs de la fin de celui-ci, et du début d'un autre. Pas de raison vraiment objective, envie de faire peau neuve, c'est le printemps, fichtre.

Qui m'aime me suive donc ;-) Les autres, vous pouvez venir aussi. Dans quelques jours, je virerai celui-ci dans les oubliettes de la blogosmachin d'un simple clic... Ah, si tout était si simple...

par shakti
commentaires (6)   
Dimanche 20 avril 2008

Souvent, pour faire du chiffre, les hommes d'Hortefeux,
Prennent des sans-papiers, pauvres et inoffensifs hères,
Qui survivent, indolents travailleurs impécunieux,
Sans se plaindre en cette République amère.

A peine les ont-ils déposés dans un centre de rétention,
Que ces victimes d'un capitalisme honteux,
Abandonnent piteusement à la justice leur prétention,
Comme si leur vie n'était plus qu'un absurde jeu.

Ce voyageur caché, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est triste et effrayé !
L'un le harcèle sans répit, lui dit de fermer sa gueule,
L'autre le nargue avec le voyage de retour "tous frais payés" !

Nous sommes tous semblables à cet homme exilé,
Qui hante les sous-sols et vit sans se faire remarquer ;
Exilé sur le sol français au milieu des huées,
Son absence de papiers le prive d'humanité.

L'original, évidemment.

par shakti publié dans : actualités
communauté : Les blogs socialistes commentaires (3)   
Samedi 19 avril 2008

Merci à Thomas de m'avoir envoyé cette vidéo sur les rapports entre les parents et la scolarité de leurs enfants.

Cela fait clairement écho au CA de jeudi soir, au cours duquel, lorsque nous avons présenté "l'école ouverte" (l'établissement reste ouvert une partie des vacances et garde pratique des activités éducatives avec les fauves élèves), une des représentante des parents d'élèves s'est insurgée parce que nous ne les gardions pas jusqu'à ce que les parents aient fini de travailler, le soir, pendant les vacances scolaires. C'est vrai quoi, elle, elle travaille, et elle n'aime pas savoir son chéri-boutchou-doudou abandonné dans le milieu hostile de leur salon jusqu'à l'heure scandaleuse de 19 heures.

J'ai eu envie de proposer qu'on vienne aussi leur lire une histoire, le soir, au lit. Et puis qu'on leur prépare le petit dej, c'est vrai quoi, l'éducation à l'alimentation, c'est tellement important qu'il faut des pros de l'enseignement pour s'en charger. Et accessoirement, je repasse très bien aussi.
par shakti publié dans : education
communauté : La communauté pédagogique commentaires (4)   
Jeudi 17 avril 2008

Bernard Arnault, grand manitou, se défend de soutenir le Dalaï Lama dans Le Figaro :

"(...) je comprends que la population chinoise soit affectée par les attaques portées contre son pays. Même si l'on peut être choqué de ce qui se passe au Tibet, il est également choquant de voir des attaques contre la Chine. La Chine a fait d'immenses progrès depuis vingt ans, tant sur le plan du développement économique que de son ouverture au monde. La Chine a besoin de temps. Si l'on veut dialoguer avec elle, il y a mieux à faire que d'attaquer la flamme olympique quand elle passe dans les villes occidentales. Il est important que les Jeux olympiques qui sont un moment unique de rassemblement mondial , soient une réussite. C'est important pour la Chine comme pour le monde entier. C'est une des rares occasions d'unité pacifique mondiale qu'il faut préserver absolument."

Nous remercierons Mr Arnault de considérer que l'on "peut" être choqué par ce qui se passe au Tibet, mais surtout de mettre sur un plan d'égalité le phagocytage d'une culture par une autre, les tortures, les meurtres, les viols, et "les attaques" contre la Chine. C'est vrai qu'entre quelques millions de morts et une flamme qu'on tente d'éteindre ou lorsqu'on affiche un pin's "pour un monde plus juste", le rapport dans la violence est parfaitement équivalent. Et je suis absolument convaincue que les Hans vivront ces Jeux dans un grand élan d'enthousiasme, d'amour et d'unité pacifique pour leurs amis Tibétains.

Pour dialoguer avec la Chine, si Monsieur Arnault a mieux que la persévérance pacifique dont a fait preuve le Dalaï Lama depuis 57 ans, et dont on a vu que la Chine a fait grand cas, qu'il n'hésite pas à nous éclairer de ses lumières.

"Je crois, néanmoins, qu'il faut se garder de donner des leçons, tant il y a de choses à améliorer dans le monde et même chez nous en Europe."

L'argument de l'immobilisme par la perfection, classique, et classiquement inefficace. Ben oui, hein, moi j'ai peut-être des camps de rééducation, mais toi t'as Guatanamo, alors bon, chacun son petit secret honteux, ne changeons rien. Et laissons ce pauvre Mr Arnault vendre ses sacs en paix, zut.

par shakti publié dans : actualités
commentaires (2)   
Mercredi 16 avril 2008

Le projet de suppression de 11000 postes de profs à la rentrée prochaine voit, comme le chomage, s'affronter deux représentations de la réalité scolaire.

D'un côté, une logique purement comptable, qui estime que le taux d'encadrement restera le même (10,5 à 12,2 élèves par prof, selon les sources, ça fait rêver !), qui estime que de toute manière on peut faire mieux avec moins, vu qu'on a amplifié pendant des années les moyens de l'éduc nat avec le résultat calamiteux que l'on sait. Les témoignages de badauds diront qu'eux, ma bonne dame, quand ils étaient au lycée, étaient dans des classes de 40 élèves et que ça ne mouftait pas, que dans ce temps-là, les profs savaient tenir  leurs classes. Enfin, il y a tant de profs payés à rien foutre (en surnombre ou en congé maladie - sous-entendu en vacances payées par la princesse), y a qu'à les tirer du plumard et les mettre au turbin, c'est feignasses de graine de chômeurs.

De l'autre côté, les profs souvent - relayés par les lycéens - brandissent le spectre de la classe à 40 élèves, où on ne peut pas faire de suivi individualisé, et soulignent que les mentalités ont bien changé depuis le temps, et que les jeunes, malgré toute l'énergie du prof, ne craignent plus rien, à commencer par leurs parents, et donc leurs profs. Ils hurlent à la perte de diversité des options possibles dans certains établissements, les moins favorisés au départ, comme le latin, ou l'allemand, ou la flûte à bec en roller sur un pied.

Je l'ai déjà dit, je ne suis plus syndiquée. Le côté systématique du refus pour le refus, de quelque réforme que ce soit, m'a usée très rapidement. Dans cette affaire, le problème est toujours le même, quel que soit le côté duquel on se place : on ne parle que du bout de la chaîne (les profs) en oubliant de préciser comment on voit évoluer l'ensemble de la machine (l'école).

Diminuer le nombre de profs dans une telle proportion ? Pas de problème si on donne aux enseignants la possiblité réelle d'exercer leur autorité et de faire cours, tout simplement, et si on redéploie les moyens de façon raisonnée.

 Lorsque vous travaillez avec des classes dont
       - parfois bon nombre d'élèves ont été
diagnostiqués comme ayant moins de 30 % de compréhension en français (je parle d'élèves francophones, qui ne comprennent pas ce qu'ils lisent ou ce qu'on leur demande de faire),
                             - une autre partie a sombré dans la délinquance,
                             - une dernière partie - une majorité - ferait des élèves élevables mais qui est bouffée par l'agressivité permanante d'une minorité hurlante et constamment impunie et qui déteint sur tout le monde, comment voulez-vous faire des cours corrects ? L'école unique, sous-entendu où on met absolument tout le monde, qui oblige les profs à tout faire en même temps que leur ... on va appeler ça "cours", c'est juste une énorme mascarade bien-pensante. Il faut que tous les élèves en gros problèmes de compréhension soient pris en charge par des structures adaptés (
EGPA) de façon bien plus systématique dès la 6e ; il faut que les élèves agressifs, qui insultent les profs, et cognent leurs camarades, et sur qui les parents n'ont plus prise, qui ont clairement un problème psychique, soient sanctionnés d'un renvoi du système classique de façon beaucoup plus rapide, et efficace. Ces jeunes-là ont besoin d'éducateurs, et souvent, d'être séparés de leur famille, d'être suivis dans des structures adaptées à leurs besoins (maisons rurales  pour ceux qui ont un projet pro bien déterminé mais des soucis familiaux, internats, ou, pour les cas plus graves de délinquance, véritables structures spécialisées allant jusque, pour les cas extrêmes, au CEF).

Plutôt que de diminuer les moyens ou de hurler à leur maintien en l'état, il faudrait voir à adapter l'offre éducative à la réalité, et cesser de tout demander aux profs. Il faut qu'on cesse avec cette politique de l'étouffement des problèmes, qui gangrène l'école, ronge les profs et les élèves, et fait que certains établissements ne sont plus des lieux de cours, mais des zones de non-droit.

Exemple perso - je précise tout de suite que mon établissement fonctionne relativement bien, même si ça a tendance à partir en cacahuète au fur et à mesure de l'année : ce fameux élève a réapparu il y a quelques temps, en cours. L'entrée du collège est surveillée, et la sortie aussi. Mais lui parvenait à aller à un cours, pas au suivant, etc, au gré de ses envies. Les "personnels de direction", lorsque je les ai alertés de sa présence dans mon cours il y a deux semaines (d'où je l'ai fissa viré puisqu'il ne m'a pas présenté d'excuses, et je ne l'avais pas vu depuis cet incident) n'étaient... "pas au courant" de son retour parmi nous. Je précise que tout est informatisé, que l'élève était donc saisi "présent" à 10 h, "absent" à 11, "présent" à 15 etc... Résultat : il réapparaît à nouveau vendredi à 16 heures. Je le repère dès la cours de récré, et dis au CPE qui heureusement passait par là qu'il est hors de question qu'il vienne dans mon cours. L'élève monte tout de même (impossible de le retenir de force, c'est loin d'être un bébé), fait un scandale, ameutant tout le couloir, s'asseyant "de force" dans ma salle, disant qu'on n'avait qu'à appeler les flics, et qu'il ne voit pas du tout pourquoi il s'excuserait, puisqu'il a eu raison de m'insulter, que je l'avais cherché. Je refais une lettre un peu officielle à mes chefs, où j'indique à nouveau que je ne me sens plus, pour le coup, en sécurité, et que m'étonne que rien n'ait été fait suite à ma précédente alerte... Il semble qu'en fait, il n'a rien à faire dans l'établissement, il est censé être en stage...

Bref, personne ne sait rien, les élèves vont et viennent, et une fatigue telle s'installe chez mes collègues que j'en ai vu plusieurs fois, ces derniers jours, détourner les yeux d'une bagarre ou d'un groupe d'élèves installés là où ils ne doivent pas être plutôt que d'intervenir encore, encore et encore sans possiblité de sanction.

Pourquoi celui-ci est-il revenu ? Parce qu'il s'est rendu compte que le CFA, c'est pas gagné avec le dossier scolaire qu'il a (où on souligne, depuis la 6e, son agressivité et son m'en-foutisme), et qu'il lui faut de bonnes remarques pour le troisième trimestre de 3e !!! Et donc on lui propose gentiment de passer outre toutes les insultes de ces dernières années, les mois de sèche, et on lui fait une place au chaud - semble-t-il, sans même avoir la politesse de prévenir les profs de son retour. A toi de te démerder pour gérer, en souriant et sans froisser "l'apprenant". Merde à la fin, c'est non. Non de non. Ce n'est bon ni pour lui, ni pour les autres élèves, ni pour ses profs, ça suffit.

Le dossier des suppressions de poste, pris en soi, n'a donc aucun sens : si on continue à se voiler la face ainsi, on pourra ramener les classes à 12 élèves par profs, cela ne changera strictement rien. Il faut rééquilibrer les moyens en acceptant que le fourre-tout idéologique de l'école unique est un échec, en l'état, et qu'il faut diversifier les réponses apportées aux élèves.

Désolée pour le côté brouillon de cet article, je n'avais pas prévu de faire un billet sur ce dossier aujourd'hui, mais une jeune élève de terminale qui prépare SciencesPo par la voie des conventions, m'a e-mailée, toute frétillante parce
qu'Alex lui a ouvert son blog pour publier sa vision des grèves lycéennes, et ça m'a donné envie de sortir ce que j'avais sur la patate. Voilà un bel exemple de réussite en ZEP, et je pense qu'elle a un mérite énorme d'avoir gardé un tel enthousiasme dans ses conditions d'apprentissage.

Tiens, un mot rapide sur ces conventions prioritaires, encore un bel exemple de foutage de gueule : les lycées s'en font une promo de folie, tout le monde se congratule de la réussite de ce dispositif qui envoie des élèves de ZEP ou de zones socialement défavorisées à SciencesPo, et des profs font un boulot assez important... presque bénévolement, avec l'aide de gentils  intervenants  extérieurs, qui bossent de façon tout aussi désintéressée. L'année dernière, je n'ai pas touché un seul malheureux euro pour la prépa des élèves, cette année, je bénirai la Terre entière si on me paye 5 heures sur l'année, ce qui correspond à la moitié du temps que j'ai pris pour simplement préparer des revues de presse pour les élèves de première... Oui, il y a un budget global prof par an de... 30 heures pour cette prépa. Donc, allez-y baissez le nombre de profs, il y aura toujours des gens avec assez de foi ou de bêtise pour bosser à l'oeil, pour la beauté du geste.

Ahhh, ces feignasses de profs...

par shakti publié dans : education
communauté : La communauté pédagogique commentaires (4)   
Mardi 15 avril 2008

Les dernières annonces de propositions de mesures contre le chomage voient s'affronter les habituelles idées reçues sur les chômeurs :

- pauv'petites choses innocentes et fragiles qui étaient sous payées, esploitées, qu'on a injustement virées et sous des prétextes fallacieux bien sûr, qu'on veut maintenant faire bosser pour des clopinettes, tout ça pour engraisser les vilains patrons-tous-des-pourris-ces-salauds vendus au grand capital chinois.

- profiteurs, feignasses qui ont fait esprès de rendre fous leurs pauvres employeurs écrasés par les charges sociales pour, ben, payer ces feignasses de chômeurs pardi, et qui maintenant profitent de ces vacances imméritées aux frais du pauv'contribuable, en refusant des jobs pourtant bien suffisants pour eux, quand on pense que c'est nous, ma bonne dame, qui payons, nous qu'on travaille plus et qu'on s'lève tôt, ma bonne dame.

En théorie, je penche pour le 1 : je me dis que personne (à part quelques rares tordus) ne choisit de se retrouver au chômage, et que les gens ne se sentent très certainement pas bien avec l'épée de Damoclès de la fin de droit au-dessus de leur tête, du regard social qui devient suspicieux voire méprisant. Que tout être normalement constitué vit le chômage comme une plaie dont il souhaite sortir le plus vite, mais aussi de la façon la plus digne possible, en n'acceptant pas de se brader.

En pratique, j'ai connu comme tout le monde (oui, même toi, le militant LCR) beaucoup de gens qui profitaient du système, qui travaillaient juste assez en intérim, par exemple, pour s'assurer le chomage, qui font de fausses démarches de recherche d'emploi, en demandant explicitement à l'employeur de signer le refus d'embauche. Ca commence par ma propre famille, ça : ma mère l'a fait, plusieurs tantes aussi.

Alors oui, il y a un truc, comme dit Autheuil, dans la mentalité française qui considère les allocations chomage comme une possibilité de break. Et comme le système est incapable de faire la part des choses entre les gens qui en profitent - à plus ou moins long terme - et les gens qui recherchent de bonne foi un emploi, ça laisse forcément la porte ouverte à de l'abus.

Mais quelle est la proportion de l'abus qu'on peut trouver réellement abusif - oui, madame, j'ai du vocabulaire, moi.

Plus le contexte de stress est important - voir toutes les enquêtes sur le stress au travail - plus, forcément, on doit être tenté de se dire que les alloc chomage sont un droit au repos provisoire. Un peu de psychologie permettrait sûrement de voir que beaucoup de "tire-au-flanc" découvrent simplement tout à coup une possibilité de souffler un peu. Vu le contexte, peut-on vraiment les condamner ? Peut-on demander, vraiment, à quelqu'un qui vit pendant des mois l'angoisse terrible du licenciement possible dans un secteur d'emploi difficile, et qui le voit se concrétiser, de rebondir dans la semaine avec l'energie du cabri juste né ? Je ne suis pas de cet avis, et je pense qu'on peut se montrer compréhensif.

Pour les critères de refus d'un job, les deux heures de transport (au fait, c'est juste aller - ce qui serait scandaleux - ou aller-retour, ce que beaucoup de gens font, et qui ne me choquerait pas le moins du monde ???) et 70 % du salaire précédent, je pense qu'il faudrait nuancer selon la situation des gens.

J'ai moi-même été dans une merde noire pendant des années, sans jamais avoir recours aux allocs chomage, et pourtant, j'en ai mangé des patates à la patate. J'ai trouvé des petits jobs sans contrat de travail, ou en intérim avec des contrats à la semaine (!), mais j'ai tenu bon. Je pense que quand on est autonome, jeune, en bonne santé, dans un contexte comme celui de la France, on doit accepter plus que quelqu'un qui a une famille, ou qui a des soucis de santé. Même si, dans le meilleurs des mondes, tout le monde ferait le job de ses rêves et serait payé rubis sur l'ongle. Ce n'est, dirait Candide, finalement, que le meilleur des mondes possibles.

Je suis pour que ceux qui ont la possibilité de bosser bossent, même si le boulot ne correspond pas à leurs rêves. La vie n'est pas un processus rectiligne, et je crois fermement que parfois, oui, faut accepter un job plus pourri que ce dont on a envie, tout en se battant pour chercher à réaliser ses envies. C'est dur, c'est cruel, mais ça me semble le juste salaire de la solidarité avec nos aînés et les gens plus fragiles. C'est juste un principe d'équité.

Je suis en revanche scandalisée par la précarisation des plus fragiles : les gens malades, à qui on demande de payer toujours plus, les personnes agées, dont on doit s'occuper dignement et à qui on donne à peine de quoi survivre. Qu'on cesse de fragiliser les fragiles, mais que chacun prenne ses responsabilités pour qu'on puisse augmenter la part du gateau des plus faibles. C'est ma vision d'une gauche volontaire et solidaire.

Je parlerai prochainement, sans doute, des congés maladie chez les profs...
 

par shakti publié dans : actualités
communauté : Les blogs socialistes commentaires (2)   
Lundi 14 avril 2008

On en a tous, des journées comme ça, on on se dit dès qu'on a posé un orteil par terre, au saut du lit, qu'on ferait mieux d'y retourner jusqu'au lendemain matin. Ce fut une journée comme ça aujourd'hui, et avec six heures de cours plus un rendez-vous-parent à la fin.

Vous savez, ces journées où, en nouant votre serviette sur la tête, en sortant telle une nymphe de votre douche, vous faites grâce à votre si élégant jeté de nuque le nettoyage par le vide de tous les produits qui se trouvaient malencontreusement sur le lavabo ? Où votre paquet de muesli-quinoa décide de valser sur le tapis, tout ça parce qu'il n'a pas apprécié que vous le taquiniez du coude  ? Où vous renversez votre café sur votre modem - heureusement intact !- en parcourant les nouvelles du matin ? Où vous oubliez votre bouteille de Contrex, et n'aurez rien à boire à part du café ou l'eau des chiottes ? Ou, en saisaissant maladroitement votre pot de café dans votre casier au bahut, vous le lâchez et que ce con décide de s'éclater par terre, ne vous laissant plus que l'eau des chiottes comme seule boisson ? Où il est impossible de caser 6 affreux qui avaient séché le contrôle de vendredi et que vous aviez juré de clouer au pilori ? Où même les "bons" élèves se montrent puants, vous ricanent dans le dos, et ne parlons donc pas de ceux qui ont l'habitude d'être très pénibles, qui du coup se sentent obligés d'en remettre des louchées ? Où vous voyez médusée vos collègues hommes passer devant des djeuns qui se battent (ouais, c'est bon, c'est pour rire, m'dam) dans le couloir, font mine de ne rien voir, et vous laissent hurler sur les affreux que vous ne connaissez même pas en faisant mine de n'avoir rien entendu ? Où chaque personne à qui vous parlez vit exactement la même journée de merde, et du coup râle, grogne, gémit, peste et envoie paître tout le monde, comme vous, tiens.

Bienvenue dans l'éduc nat à 4 jours des vacances. Je sens que ça va être musclé, dans les prochains jours. Vocalement, nerveusement voire bicepsement musclé.

Ca va saigner.

 

par shakti publié dans : education
communauté : La communauté pédagogique commentaires (4)   
Dimanche 13 avril 2008

La mere qui s'appelle laura ponmé un rond elle le maité un un chose carre le feu s'alumais sur le rond j'avais peur Il casse un chosie rond sur le rond Il appelle sa un oeuf Sur une cassorlle des enfant arrivee Il se maitenent dans un chesieu est table c'est comme sa il appelle chez eux est commence a un preuds un rond jeune dans leur boîte. oui. Il sert a mange est a parle de pere arrive fatigue domme a laura ser moi a mange.

etc etc etc.

Rédaction, quatrième ; l'élève, contrairement à ce qu'on pourrait penser, parle parfaitement français. Je sais plus quoi faire, franchement, je bloque. Des idées ?

par shakti publié dans : education
communauté : La communauté pédagogique commentaires (8)   
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus